La méthode de Singapour : le calcul dès la maternelle

La méthode de Singapour : le calcul dès la maternelle

Nos kids et les mathématiques ? Les résultats de l’étude internationale Timms (Trends in International Mathematics and Science Study) sur les mathématiques et sciences, réalisée auprès des élèves de CM1 et de quatrième des pays de l’OCDE, sont tombés en début d’année. Ils révèlent un faible niveau des élèves français alors que les pays d’Asie de l’Est dominent le classement. Parmi eux, Singapour caracole systématiquement en tête de cette étude qui a lieu tous les 4 ans. A tel point, qu’un engouement pour la méthode de Singapour s’empare de nombreux pays. Envie de découvrir cette méthode alternative ? C’est parti ! 

découvrir la méthode de Singapour

D’où vient la méthode de Singapour ?

Faire progresser les jeunes enfants de Singapour en calcul dès la maternelle. Dans les années 80, le ministère de l’éducation nationale de Singapour mandate des spécialistes sur ce sujet. S’appuyant sur les travaux de recherche et les pratiques pédagogiques internationales, notamment celles de Maria Montessori, de Jérôme Bruner ou de Célestin Freinet, les experts proposent d’aborder les mathématiques différemment : partir de notions simples et concrètes (situations concrètes de la vie quotidienne) pour aborder ensuite des notions plus complexes. La méthode de Singapour est née ! Depuis 1995, elle porte Singapour à la 1ère place de tous les classements mathématiques. Mais en quoi consiste-t-elle plus précisément ?

1,2,3 … Manipuler, imager, abstraire

Tout d’abord et avant toute chose, manipuler, toucher ! Chaque situation mathématique est systématiquement abordée par la manipulation d’objets concrets (cubes, jetons, bâtonnets, etc.), nécessaire à la compréhension chez les plus jeunes. Un principe cher à Lilylearn que l’on retrouve à travers nos jeux éducatifs pour apprendre à lire, écrire et bientôt compter.

Ainsi après l’étape de manipulation, vient l’étape imagée. La situation est schématisée et permet de s’approprier la représentation visuelle.

Enfin, abstraire. C’est là que l’on utilisera le recours aux symboles mathématiques.

Méthode de Singapour - étape 1
Source : la librairie des écoles

Modéliser

Deuxième pilier de la méthode : modéliser. Ce qui veut dire ? Pour faire simple, mettre en image une situation problème.

Les jeunes enfants sont invités dès 7 ans à dessiner les énoncés de petits problèmes, c’est-à-dire les représenter visuellement en utilisant le plus souvent un schéma en barres qui fonctionne pour les 4 opérations (addition, soustraction, multiplication, division) : « des parties dans le tout ».

Méthode de Singapour - étape 2
Source : la librairie des écoles

Enfin, réfléchir à voix haute : verbaliser

Verbaliser fait partie intégrante de la méthode Singapour !

En effet le dialogue, l’échange entre enfants et avec l’adulte permettent aux enfants de verbaliser leur pensée, de collaborer pour tester les stratégies, de communiquer leurs découvertes. La dynamique de groupe est donc favorisée. 

La verbalisation permet de comprendre aussi qu’il y a plusieurs schémas qui permettent de résoudre un même problème et donc de s’autoriser des erreurs et des tâtonnements. 

Avec la méthode de Singapour, on joue avec les mathématiques !

La méthode de Singapour est propice à l’apprentissage par le jeu : manipuler des petits objets permet d’introduire facilement la ludification. Idem avec les petites situations problème très concrètes du quotidien qui permettent notamment aux enfants de se projeter facilement. Apprendre en jouant : de quoi vous faire aimer les maths !

En savoir plus sur la méthode de Singapour :

https://eduscol.education.fr/390/21-mesures-pour-l-enseignement-des-mathematiques

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